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Billet d'été -1- de lectures dansées, 26 juin 2020

Essuyer avec la main la poussière de Sous le volcan[1]. Déplacer la bougie qui était éteinte dont Sous le volcan avait été le support toute la nuit. Avec les allumettes qui trainent faire des lignes d’allumettes plutôt que d’écriture. Quitter la position assise, s’allonger, attraper un livre à portée de main, le premier qui vient le présenter face ciel aux nuages et aux martinets, défaire les lignes d’allumettes, regarder les méduses de la première page de couverture, sentir l’eau dans l’encre, ses remous et son écume dans les marges et les alinéas surtout. Ne pas passer entre les mots, être prise par un passage / « Il n’existe rien de plus difficile que de s’abandonner à l’instant. Cette difficulté est la douleur humaine. Elle est nôtre. Je m’abandonne en mots et je m’abandonne quand je peins. »[2] / Je m’abandonne en poussières quand je danse. 

Sacha Steurer


[1] Malcom Lowry, Sous le volcan, Editions Grasset, 1947

[2] Clarice Lispector, Agua Viva, Editions des femmes, 1973


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